Comment aborder le contexte qui permet de comprendre l’Escalade ? Nous avons créé une ressource pédagogique sous forme de jeu pour les élèves de 10 à 15 ans… et pour toute personne intéressée ! Nous vous souhaitons un bon voyage dans le temps.
Règles du jeu
Le jeu de l’Escalade : un voyage interactif dans le temps
DESCRIPTION
Un jeu de l’oie en 33 étapes pour découvrir l’histoire avant l’Escalade ! Le but de ce jeu est de découvrir le contexte historique de l’Escalade. L’élève va aborder différents jalons couvrant un siècle, en 33 cases ; si tout va bien, ce voyage lui permettra d’arriver le 12 décembre 1602 dans la cité de Genève.
LES REGLES DU JEU
A chaque case, l’élève doit répondre à une question et remplir ainsi sa feuille d’aventure. Pour trouver les réponses, il peut s’aider du Guide du voyageur temporel. En fonction de sa réponse ou des choix qui lui sont proposés, il se retrouve dans l’une ou l’autre case et là, il répond à une nouvelle question, et ainsi de suite.
Parfois il n’y a qu’une bonne réponse (p.ex. case n°10), parfois le choix est aléatoire (p.ex. case n°5). Chaque partie jouée donne donc un itinéraire différent ; l’élève ne passe pas par toutes les questions. A la fin, l’élève contrôle lui-même ses réponses en les comparant avec la liste des bonnes réponses que lui distribue alors l’enseignant. Cette liste contient l’intégralité des réponses, l’élève n’en aura noté qu’une partie, en fonction de son itinéraire. Il n’y a pas forcément besoin d’un plateau de jeu, les questions peuvent être simplement lues ; les élèves plus jeunes préféreront peut-être visualiser leur avancée à l’aide d’un pion sur un plateau de jeu, que l’enseignant préparera alors en fonction de sa classe (simple ou illustré, grand ou A4… l’essentiel est qu’on ait des cases numérotées de 1 à 33).
Ce jeu peut se jouer seul ou par équipes, en lisant le Guide avant ou non, avec un plateau de jeu ou non… le choix de sa mise en œuvre est entre les mains de l’enseignant!
Comprendre l'Escalade. Essai de géopolitique genevoise.
O. Fatio, B. Nicollier
L’Escalade commémore chaque année un épisode déterminant de l’histoire de Genève au cours duquel ses habitants ont repoussé les assauts de la Savoie. On ne peut réduire cependant l’Escalade à un événement local. Il faut la replacer dans l’histoire politique de l’époque et on s’aperçoit rapidement qu’elle est un épisode du grand conflit que se livraient alors les puissances européennes, à commencer par la France et l’Espagne. Cette rivalité pour la prééminence en Europe se doublait d’un autre combat, spécifique aux XVIe et XVIIe siècles, pour la suprématie religieuse. Dans ce contexte, Genève est un enjeu de taille, car elle est devenue grâce à Jean Calvin l’une des capitales de la nouvelle foi réformée. Quatre siècles après cet événement, le présent essai se propose de mettre en lumière la préhistoire de l’Escalade et de faire apparaître Genève comme une pierre de touche de la politique européenne. Pour dépasser la dimension anecdotique de l’événement et pour en saisir le sens au-delà du mythe qu’il est devenu pour les Genevois, il invite à un retour sur le passé. Capitale d’une idée, Genève apporta pendant toutes ces années la preuve que la survie d’un peuple se joue dans ses convictions spirituelles, son intelligence tactique et les sacrifices matériels consentis pour sa liberté.