PNR58, entre savoir et croire

28 projets. 3 ans de recherche en Suisse. Ce PNR58 a étudié les rapports entre les collectivités religieuses, l’Etat et la société entre 2007 et 2010 ; les résultats sont présentés dans l’ouvrage “Religions, Etat et société” qui vient de sortir. L’une des recommandations est que “les écoles et les autres institutions étatiques dédiées aux jeunes devraient davantage s’efforcer de fournir aux élèves un savoir sur les religions différencié et scientifiquement fondé“. On retrouve cette fameuse distinction entre savoir et croire.

En écho, je trouve subtil de nourrir la réflexion avec ce point de vue de Jean-Paul Sanfourche, ancien directeur de l’Institut de formation des maîtres de Poitou-Charentes : “(…) Gardons-nous de cette vision chimérique de la laïcité qui discréditerait a prior le “croire” au profit du seul “savoir”. Une pseudo “objectivité ou neutralité laïque” amputerait l’homme d’une de ses dimensions essentielles et bavriquerait un univers totalitaire. Une laïcité sans religion serait une laïcité totalitaire”.

11.09.2012

Sans appartenance religieuse

En Suisse, 20,1% de la population se dit désormais sans appartenance religieuse : c’est le résultat du recensement 2010. Lors du précédent recensement, en 2000, ces personnes de plus de 15 ans sans appartenance religieuse n’étaient que 11,4%. Il est donc d’autant plus important d’aborder les faits religieux à l’école, si l’on veut que les plus jeunes continuent à comprendre les grands oeuvres (littéraires, musicales, …) qui enrichissent notre patrimoine culturel…

21.06.2012

pour être à jour…

Nous vous suggérons de consulter l’ouvrage d’Andrea Rota (2015) : Etat des lieux des politiques de l’enseignement religieux en Suisse latine (éditions infolio). Vous trouverez ici sa table des matières.

Zurich: Religion et culture

Le canton de Zurich a décidé en 2001 de remplacer l’instruction religieuse en collaboration avec les confessions par une nouvelle branche de ”Religion et Culture ”, obligatoire pour tous les élèves. A l’école primaire, plan d’études édicté en novembre 2006 met une priorité sur la connaissance des traditions et valeurs du christianisme comme religion fondatrice de notre société. Mais il prévoit aussi la transmission de connaissances sur d’autres religions et cultures sont présentes dans l’expérience des enfants. L’enseignement est conçu de manière que tous les élèves puissent le suivre sans préjudice pour leur liberté de croyance et de conscience.

L’introduction de cet enseignement de ”Religion et Culture” s’étendra aussi à l’école secondaire obligatoire, mais sa généralisation est prévue pour 2011 au plus tard. Un important effort de formation des enseignants doit en effet précéder.

Source: Kanton Zürich

Fribourg : Constitution

Le canton de Fribourg à adopté une nouvelle constitution en 2004. L’ancienne, remontant à 1857, confiait à l’Etat la haute surveillance de l’éducation et de l’instruction publiques, tout en stipulant que celles-ci ”sont organisées et dirigées dans un sens religieux et patriotique” et qu’un ”concours efficace est assuré au clergé en cette matière”. La nouvelle constitution (2004) , stipule à l’article 64 que ”L’enseignement respecte la neutralité confessionnelle et politique. Les Eglises et les communautés religieuses reconnues ont le droit d’organiser un enseignement religieux dans le cadre de l’école obligatoire”.
Source: Etat Fribourg

Neuchâtel: enseignement de cultures religieuses et humanistes

Seul canton neutre en matière religieuse avec Genève, le canton de Neuchâtel, a mis en place, en 2003, un «enseignement de cultures religieuses et humanistes».
Source: Canton Neuchâtel

Suisse : Déclaration de la CIIP relative aux finalités et objectifs de l’Ecole publique

Suisse Dans sa Déclaration relative aux finalités et objectifs de l’école publique du 30 janvier 2003 , la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) affirme que l’école publique ”prend en compte et rend accessible la connaissance des fondements culturels, historiques et sociaux, y compris des cultures religieuses, afin de permettre à l’élève de comprendre sa propre origine et celle des autres, de saisir et d’apprécier la signification des traditions et le sens des valeurs diverses cohabitant dans la société dans laquelle il vit”
Source: CIIP

Suisse : Prise de position SER en 2004

Le Syndicat des enseignants romands (SER) a pris position sur cette question en 2004 , affirmant notamment qu’une place doit être faite à l’enseignement du fait religieux comme objet de culture (connaissance du christianisme à travers ses manifestations culturelles et artistiques, ouverture aux autres religions selon une approche semblable et interrogations des sectes) dans l’école romande. Cet enseignement ouvert se doit de faire une place à la problématique du sens et éviter une forme académique insipide.
Source: SER

Vaud : Plan d’étude

Une motion a été déposée au Grand Conseil vaudois en octobre 2009 par Claude Schwab, avec des députés de tous les partis, proposant de modifier l’intitulé de la discipline “histoire biblique” en “connaissance des religions” et d’offrir cet enseignement à tous les élèves en supprimant la possibilité de dispense. Le caractère obligatoire de ces heures de cultures religieuses a été soumis au parlement puis au peuple, par la LEO (loi sur l’enseignement obligatoire) qui a été acceptée le 4 septembre 2011 par 52% des Vaudois. Selon Claude Schwab, “il s’agit maintenant de veiller au grain à propos du règlement d’application et grille horaire ainsi que de renforcer la formation des enseignants”.
Source: Etat de Vaud

Une motion a été déposée au Grand Conseil vaudois en octobre 2009 par Claude Schwab et consorts, proposant de modifier l’intitulé de la discipline “histoire biblique” en “connaissance des religions”, et d’offrir cet enseignement à tous les élèves en supprimant la possibilité de dispense. Cet objet a été renvoyé en commission.

En Suisse

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  • Dans sa Déclaration relative aux finalités et objectifs de l’école publique du 30 janvier 2003 , la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) affirme que l’école publique ”prend en compte et rend accessible la connaissance des fondements culturels, historiques et sociaux, y compris des cultures religieuses, afin de permettre à l’élève de comprendre sa propre origine et celle des autres, de saisir et d’apprécier la signification des traditions et le sens des valeurs diverses cohabitant dans la société dans laquelle il vit”
  • Le Syndicat des enseignants romands (SER) a pris position sur cette question en 2004, affirmant notamment qu’une place doit être faite à l’enseignement du fait religieux comme objet de culture (connaissance du christianisme à travers ses manifestations culturelles et artistiques, ouverture aux autres religions selon une approche semblable et interrogations des sectes) dans l’école romande. Cet enseignement ouvert se doit de faire une place à la problématique du sens et éviter une forme académique insipide.
Voir à titre d’exemples l’évolution dans les cantons de Vaud, Zurich, Fribourg, Neuchâtel