Jean Jaurès, il y a 110 ans…

2018 s’ouvre, c’est l’occasion de relire les mots de Jean Jaurès à propos de la neutralité, dans la Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur du 11 octobre 1908.

Bonne année !

Etudes à la mémoire de Tristan Zimmermann

« Passionné par les questions de laïcité, de démocratie et d’éducation, Tristan Zimmermann avait commencé une brillante carrière universitaire en tant qu’assistant doctorant à la Faculté de Droit. Il a disparu en 2012, alors qu’il venait d’être élu membre de l’Assemblée constituante, chargée d’élaborer un nouveau projet de Constitution pour le canton. Cet ouvrage, portant sur les droits de l’homme, rédigé par ses collègues et amis, lui rend hommage ».

Quoi de neuf, Le journal de l’Unige, n°138, p. 3

Etudes à la mémoire de Tristan Zimmermann, F. Bernard, E. MacGregor, D. Vallée-Grisel, Schulthess Verlag, 2017, 306 p.

Voici ce qu’il déclarait lors de la table ronde tenue au 6e Rassemblement pour les droits humains (Varembé, 6 octobre 2008) sur « La liberté de croyance, la tolérance, le respect et cohabitation dans une société laïque » :

Je mentionnerai tout d’abord le problème de la connaissance des élèves face au fait religieux qui est inexistante. Je peux en attester, étant moi-même un pur produit de l’école genevoise qui ne m’a strictement rien appris des religions. C’est finalement dans le cadre de ma thèse sur la liberté religieuse dans le système scolaire genevois que j’enrichis mes connaissances religieuses. La fonction essentielle de l’école est tout d’abord de former les citoyens, mais aussi de les préparer à vivre dans une société qui est de plus en plus multiculturelle. Je pense que l’enseignement des grandes religions et des diverses mouvances spirituelles est un moyen d’y répondre.

et

Pour reprendre ce qu’a dit le Conseiller d’Etat, Monsieur Charles Beer, par rapport au rôle de l’école et à l’accès aux Grands textes, les élèves ont besoin d’outils et de connaissances solides pour pouvoir y faire face et pas seulement qu’on les confronte à des textes qu’ils devraient résoudre par des principes généraux. Ils ont besoin de connaissances solides et du matériel pour pouvoir comprendre les Grands textes, qu’ils viennent d’une religion ou d’une autre. Je pense qu’un enseignement des cultures religieuses permettrait justement un accès facilité aux élèves de ces Grands textes.

On trouvera ici la transcription du blog tenu par Tristan Zimmermann entre le 25 avril et le 10 mai 2011 :

  • la laïcité dans l’avant-projet de Constitution genevoise
  • l’enseignement du fait religieux à l’école publique genevoise
  • la liberté religieuse des enseignant-e-s à l’école publique genevoise
  • la liberté religieuse des élèves à l’école publique genevoise
  • Genève et la laïcité (conclusion)

Pour continuer la recherche…

La réflexion du Groupe citoyen s’appuie sur la lecture d’un certain nombre d’ouvrages. Afin de mettre cette documentation à disposition du public, le Groupe citoyen a donné en 2017 une série de livres au CIC, où vous pouvez les consulter. En voici la liste.

CIC : Centre intercantonal d’information sur les croyances et sur les activités des groupements à caractère spirituel, religieux ou ésotérique.

L’Esprit de Genève

D’où vient la renommée internationale de Genève ? Qui a mis le nom de cette petite ville sur la carte du monde ? Quand ? Pourquoi ? Etait-ce une volonté, un hasard ? Joëlle Kuntz  explore les circonstances historiques de l’énigme, qu’elle résume en quatre moments fondateurs : celui de la Réforme, de la création de la Croix-Rouge, de la Société des Nations et de l’ONU. Auteur d’une Histoire suisse en un clin d’œil qui a séduit le public, la journaliste met ici son sens de la synthèse et son irrévérence au service d’une histoire connue mais peu racontée, celle de la face internationale de Genève.

Genève, histoire d’une vocation internationale, Joëlle Kuntz, éd. Zoé, novembre 2010

ISBN 978-2-88182-685-6

« Robert de Traz (…) écrivait, en 1929, son essai sur l’Esprit de Genève :

« Voici que cet esprit de Genève, intermittent encore, local, manifesté par quelques personnes seulement, qu’on résumerait par un désir d’affranchissement et d’œcuménisme, par une confiance en l’homme à condition qu’il se soumette à des règles, par une croyance au contrat, par une compassion envers toutes les misères, jointe à un besoin d’inventer, d’améliorer, d’administrer avec méthode, voici que cet esprit, échappant tout à coup à ses représentants naturels, va s’amplifier en des proportions gigantesques, s’incorporer de significations nouvelles au risque de s’atténuer, et devenir, sans qu’ils connaissent toujours ses antécédents, l’idéal d’innombrables inconnus de toutes races dispersés à travers le monde. Il cesse d’être l’apanage exclusif des Genevois, il est invoqué par la plupart des nations de la terre. Le nom même de Genève, rayonnant au-dessus des significations particulières, subit l’étrange aventure de se transformer en symbole ».

Discours d’Emmanuel Macron

Le Président de la République française parle de laïcité avec les protestants.

« La laïcité, ce n’est pas une religion d’Etat ; c’est une exigence politique et philosophique ; ça n’est pas la négation des religions ; c’est la capacité à les faire coexister dans un dialogue permanent ».

Prosélytisme

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales donne la définition du prosélytisme

Rapport d’activités 2016

Qu’en pensez-vous ? Voici le rapport d’activités 2016

Vous souvenez-vous ?

C’était en 2012 :

A Genève, voilà ce qui nous relie… à relire !

Préambule de la Constitution genevoise

Le peuple de Genève,

  • reconnaissant de son héritage humaniste, spirituel, culturel et scientifique, ainsi que de son appartenance à la Confédération suisse,
  • convaincu de la richesse que constituent les apports successifs et la diversité de ses membres,
  • résolu à renouveler son contrat social afin de préserver la justice et la paix, et à assurer le bien-être des générations actuelles et futures,
  • attaché à l’ouverture de Genève au monde, à sa vocation humanitaire et aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme,
  • déterminé à renforcer une république fondée sur les décisions de la majorité et le respect des minorités,
  • dans le respect du droit fédéral et international,

adopte la présente constitution.

Réponse du Conseil d’Etat à la question écrite urgente du député Jean-Michel Bugnion

« Enseignement du fait religieux, quelle est la position du Conseil d’Etat actuel ? » : le Conseil d’Etat de 2006 ayant pris position sur la question de l’enseignement du fait religieux, le député Jean-Michel Bugnion (VE) a jugé utile de connaître la position du Conseil d’Etat actuel. Voici la réponse !

Enseignement du fait religieux, quelle est la position du Conseil d’Etat actuel ?

Quelle est la position du Conseil d’Etat actuel sur l’enseignement du fait religieux ? Le député Jean-Michel Bugnion a posé la question. Il souhaite que le Conseil d’Etat présente en détails sa position sur chacun des 5 points sur lesquels son prédécesseur d’alors s’était engagé en 2005.