Suisse : Prise de position SER en 2004

Le Syndicat des enseignants romands (SER) a pris position sur cette question en 2004 , affirmant notamment qu’une place doit être faite à l’enseignement du fait religieux comme objet de culture (connaissance du christianisme à travers ses manifestations culturelles et artistiques, ouverture aux autres religions selon une approche semblable et interrogations des sectes) dans l’école romande. Cet enseignement ouvert se doit de faire une place à la problématique du sens et éviter une forme académique insipide.
Source: SER

Vaud : Plan d’étude

Une motion a été déposée au Grand Conseil vaudois en octobre 2009 par Claude Schwab, avec des députés de tous les partis, proposant de modifier l’intitulé de la discipline « histoire biblique » en « connaissance des religions » et d’offrir cet enseignement à tous les élèves en supprimant la possibilité de dispense. Le caractère obligatoire de ces heures de cultures religieuses a été soumis au parlement puis au peuple, par la LEO (loi sur l’enseignement obligatoire) qui a été acceptée le 4 septembre 2011 par 52% des Vaudois. Selon Claude Schwab, « il s’agit maintenant de veiller au grain à propos du règlement d’application et grille horaire ainsi que de renforcer la formation des enseignants ».
Source: Etat de Vaud

Une motion a été déposée au Grand Conseil vaudois en octobre 2009 par Claude Schwab et consorts, proposant de modifier l’intitulé de la discipline « histoire biblique » en « connaissance des religions », et d’offrir cet enseignement à tous les élèves en supprimant la possibilité de dispense. Cet objet a été renvoyé en commission.

Au Québec

Image

quebec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’État québécois a effectué la déconfessionnalisation de son système scolaire depuis une dizaine d’années. Sur le plan des encadrements légaux, ce processus, enclenché avec la création des commissions scolaires linguistiques en 1998, est arrivé à terme en septembre 2008, avec la mise en oeuvre d’un programme d’éthique et de culture religieuse destiné à tous les élèves du primaire et du secondaire. Entre ces deux moments, un projet de loi, adopté en 2000, a déjà apporté des changements majeurs touchant la confessionnalité scolaire.
Le Conseil supérieur de l’éducation a été, en 1993, l’instigateur d’un programme d’enseignement culturel de la religion. Les États généraux de l’éducation l’ont repris en 1995 et le Groupe de travail sur la place de la religion en a fait une recommandation formelle. En 2000, la Loi sur l’instruction publique prévoyait la possibilité, pour les communautés locales, de concevoir un programme d’éthique et de culture religieuse. Le Régime pédagogique prescrivait, au 2e cycle du secondaire, un programme d’éthique et de culture religieuse pour tous en lieu et place de l’enseignement confessionnel et de l’enseignement moral non confessionnel.
Le programme « Ethique et culture religieuse » est maintenant appliqué depuis une année dans les écoles primaires et secondaires du Québec. Denis Watters, qui a été responsable de l’élaboration du programme pour le ministère de l’Education, dit qu’il y a « un énorme travail de vulgarisation à faire. (…) il est important de permettre aux parents et aux enseignants de mieux comprendre de quoi il est question ici (…). Jamais la préparation d’un nouveau cours n’aura demandé autant de consultations : comité d’enseignants, experts universitaires, groupes religieux, organismes sociaux, etc. (…) ». Un juge de la Cour supérieure du Québec vient de rejeter la requête déposée par deux parents contre leur commission scolaire. Le tribunal « ne voit pas comment le cours d’éthique et de culture religieuse brime la liberté de conscience et de religion des demandeurs pour les enfants, alors que l’on fait une présentation globale de diverses religions sans obliger les enfants à y adhérer». L’exemple du Québec nous semble intéressant puisqu’ils ont une longueur d’avance sur Genève et nous pouvons tirer des leçons de leur expérience (voir ici).

Voir l’Avis au ministre de l’éducation “POUR UN AMÉNAGEMENT RESPECTUEUX DES LIBERTÉS ET DES DROITS FONDAMENTAUX : UNE ÉCOLE PLEINEMENT OUVERTE TOUS LES ÉLÈVES DU QUÉBEC ” de février 2005.

En mars 2004, le Comité sur les affaires religieuses a publié le rapport EDUQUER A LA RELIGION: ENJEUX ACTUELS ET PISTE D’AVENIR

En octobre 2006, ce même comité sur les affaires religieuses a publié un avis au ministre de l’Éducation “La laïcité scolaire au Québec
Un nécessaire changement de culture institutionnelle
”.
 

 

   

En Suisse

 Image

 

  • Dans sa Déclaration relative aux finalités et objectifs de l’école publique du 30 janvier 2003 , la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) affirme que l’école publique ”prend en compte et rend accessible la connaissance des fondements culturels, historiques et sociaux, y compris des cultures religieuses, afin de permettre à l’élève de comprendre sa propre origine et celle des autres, de saisir et d’apprécier la signification des traditions et le sens des valeurs diverses cohabitant dans la société dans laquelle il vit”
  • Le Syndicat des enseignants romands (SER) a pris position sur cette question en 2004, affirmant notamment qu’une place doit être faite à l’enseignement du fait religieux comme objet de culture (connaissance du christianisme à travers ses manifestations culturelles et artistiques, ouverture aux autres religions selon une approche semblable et interrogations des sectes) dans l’école romande. Cet enseignement ouvert se doit de faire une place à la problématique du sens et éviter une forme académique insipide.
Voir à titre d’exemples l’évolution dans les cantons de Vaud, Zurich, Fribourg, Neuchâtel