Plus de 20 ans de réflexion à Genève

La question de la place du fait religieux à l’école est posée depuis plus de 20 ans

Fin 1994, le département genevois de l’instruction publique (DIP) a institué un «groupe exploratoire» chargé d’examiner les problèmes que peut poser à la communauté scolaire la gestion concrète de la pluralité des convictions religieuses ou agnostiques. C’était la première fois depuis un siècle au moins que le DIP se donnait un groupe de travail sur de telles questions. Indépendamment de la démarche du DIP, le Grand Conseil a approuvé en 1996 une motion M 1079 déposée par Mmes et M. V. Olsommer, S. Leuenberger et C. Nissim (Introduction de cours sur l’histoire des religions pour les élèves genevois).

Ces deux démarches inédites et à l’origine non coordonnées peuvent se comprendre si l’on considère l’évolution générale de la société occidentale, sur trois axes principalement :
  • Une certaine inculture religieuse des jeunes
  • Une diversité culturelle et religieuse croissante de la société
  • Un marché des croyances exubérant et le développement de mouvances sectaires