L’Esprit de Genève

D’où vient la renommée internationale de Genève ? Qui a mis le nom de cette petite ville sur la carte du monde ? Quand ? Pourquoi ? Etait-ce une volonté, un hasard ? Joëlle Kuntz  explore les circonstances historiques de l’énigme, qu’elle résume en quatre moments fondateurs : celui de la Réforme, de la création de la Croix-Rouge, de la Société des Nations et de l’ONU. Auteur d’une Histoire suisse en un clin d’œil qui a séduit le public, la journaliste met ici son sens de la synthèse et son irrévérence au service d’une histoire connue mais peu racontée, celle de la face internationale de Genève.

Genève, histoire d’une vocation internationale, Joëlle Kuntz, éd. Zoé, novembre 2010

ISBN 978-2-88182-685-6

« Robert de Traz (…) écrivait, en 1929, son essai sur l’Esprit de Genève :

« Voici que cet esprit de Genève, intermittent encore, local, manifesté par quelques personnes seulement, qu’on résumerait par un désir d’affranchissement et d’œcuménisme, par une confiance en l’homme à condition qu’il se soumette à des règles, par une croyance au contrat, par une compassion envers toutes les misères, jointe à un besoin d’inventer, d’améliorer, d’administrer avec méthode, voici que cet esprit, échappant tout à coup à ses représentants naturels, va s’amplifier en des proportions gigantesques, s’incorporer de significations nouvelles au risque de s’atténuer, et devenir, sans qu’ils connaissent toujours ses antécédents, l’idéal d’innombrables inconnus de toutes races dispersés à travers le monde. Il cesse d’être l’apanage exclusif des Genevois, il est invoqué par la plupart des nations de la terre. Le nom même de Genève, rayonnant au-dessus des significations particulières, subit l’étrange aventure de se transformer en symbole ».